FRANÇAIS, SI VOUS SAVIEZ TOUT CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS SUR LA SÉDUCTION…

FRANÇAIS, SI VOUS SAVIEZ TOUT CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS SUR LA SÉDUCTION…

« Français et Françaises, vous avez beaucoup de choses à apprendre sur la séduction en 2015...

#dragueur

Les Françaises changent,la séduction aussi

En 2015, on ne séduit pas une Française comme on séduisait sa grand-mère. Aviez-vous senti ce nouveau vent? Moi je l’ai senti, je l’ai même entendu. J’ai entendu les Françaises me dire que les Français sont devenus de mauvais séducteurs… Qu’ils ne se débrouillent pas mieux, peut-être même pire, que les étrangers. (OUTCH). Impossible ? Pourquoi ? Comment ? La réponse est dans #dragueur.

#dragueur, c’est quoi?

#dragueur, ce n’est pas un type d’homme.

#dragueur, ce n’est pas une façon de séduire.

#dragueur, ce n’est pas une insulte.

#dragueur, c’est un livre.

Timides ou charmeurs, ils se trompent tous!

Dans #dragueur, il y a les timides qui pensent que séduire, ils « ne sauront jamais faire ». Il y a les « charmeurs » qui pensent être les pros de la séduction. Ils ont des « techniques imparables » : curieusement, elles ne marchent qu’1 fois sur 10.Il y a les hommes qui aimeraient séduire mais n’aiment pas le faire, parce qu’ils ont l’impression de devoir être quelqu’un d’autre.

Tous différents, ils sont pourtant tous d’accord : Séduire une Française, c’est compliqué. Parce que les Françaises sont compliquées : « moins naturelles, plus arrogantes, moins fraîches que les étrangères ». (DOUBLE OUTCH) Les séduire, c’est toujours une galère.

Séduire, c’est faire des efforts?

Vaincre sa timidité, inventer de nouvelles stratégies, surjouer… ça veut forcément dire « faire des efforts. »

Séduire une Française, c’est si simple…

Mais si je vous disais que vous vous trompiez ?

Si je vous prouvais que pour séduire une Française, vous n’avez pas besoin d’apprendre une liste de « trucs », ou de changer ce que vous êtes ? Que vous n’avez pas besoin de vous transformer ou de jouer la comédie.

Si je vous disais que….:

#SEDUIRE UNE FRANÇAISE, C’EST SIMPLE.

#LES FRANÇAISES SONT SIMPLES. (pourvu qu’on les comprenne)

# POUR SEDUIRE, PAS BESOIN DE FAIRE D’EFFORTS

#SEDUIRE, C’EST VOTRE TRUC, QUELQUE SOIT VOTRE CARACTERE

Ca marche!

Grâce à #dragueur, j’ai entendu des hommes me dire : « On peut séduire en mode détendu.»  « Je n’ai plus besoin de me prendre la tête !», « Je n’ai plus l’impression d’être un gros lourd! »

Avec #dragueur, vous allez comprendre trois choses :

  1. Les Françaises ne sont pas ce que vous croyez
  2. La séduction n’est plus ce que vous croyez
  3. Vous avez déjà toutes les cartes en main pour séduire une femme mais vous ne les utilisez pas

Vous voulez des preuves?

Lisez mon livre !

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En étant ce que vous êtes, vous avez déjà fait 70% du « travail » de séduction!

En attendant le 21 Mai, JE VOUS DONNE UNE DATE (prononcez « dayte ») TOUS LES VENDREDI pour découvrir une facette de #dragueur.

La semaine prochaine, découvrez :

Quel est votre « point de charisme »? Comment l’exploiter à 100% ?

Une méthode inspirée de l’analyse transactionnelle (c’est pas de la psychanalyse de comptoir), et issue d’une trentaine d’interviews itératives (parfois faites au comptoir) avec des hommes de tous horizons. Vous pensiez vous connaître ? Vous allez être surpris !

 

 

 

Le Hashtag, ce nouvel élément de langage

Le Hashtag, ce nouvel élément de langage

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A l’heure des premiers résultats – négatifs –  de l’opération d’introduction du Hashtag sur Facebook, retour sur ce petit objet riche de signification socio-culturelles.

Un outil du langage informatique

La nature première du Hashtag s’exprime tout entière dans ces paires de lignes parallèles entrecroisées – d’où le terme français « croisillon », à ne surtout pas confondre avec le dièse – Le Hashtag, à l’image de la figure  qui l’incarne, croise des données circulant sur internet, les rassemble et les traite. Le monde des ingénieurs a déterminé que ce symbole, dans l’alphabet et la syntaxe informatique, remplirait ce protocole précis. En tant qu’objet algorithmique, le Hashtag ne devrait donc pas avoir d’autre signification que la fonction pour laquelle il est destiné. La formule du Hashtag pourrait se résumer vulgairement ainsi : « Rassemble, et tais-toi ».

Mais le Hashtag est bavard, et ne se tait pas.

Du regroupement à « l’inclassabilité »

Le Hashtag est un symbole paradoxal, qui contredit dans le sens ce qu’il exécute dans les faits. D’un côté, selon ce que nous en disent les ingénieurs, il classifie les métadonnées : il place, organise, range dans des cases. Ainsi,  lorsqu’un utilisateur de Twitter marque l’un ou plusieurs des termes de sa phrase, il signe son appartenance et étiquette ses centres d’intérêt, ses opinions, sa personnalité, à l’échelle des mots qu’il a lui-même désignés ; en un mot, il se « catégorise ». Par définition, le Hashtag est donc le signe de la frontière et de la limite.

Mais d’un autre côté, le Hashtag ouvre un champ infini de possibles. Outil physiquement proche de l’utilisateur (pas plus loin de lui qu’un pouce, sur le clavier), il en a l’absolu contrôle : il peut marquer autant de termes qu’il le souhaite, sur un nombre illimité de Tweets, et à une fréquence non imposée. Les « twittos » les plus frénétiques réalisent d’ailleurs plus d’une dizaine de tweets à l’heure. Libre dans son utilisation, le twitto est aussi et surtout libre du contenu : le Hashtag dispense  de toute ponctuation,  syntaxe, et même de toute sémantique, puisque l’on peut apposer autant de termes que l’on souhaite. Dans cette mesure, les Hashtag, sur le plan de la forme, sous souvent uniques : repérez le Hashtag d’un twitto (#monrougeàlèvrecontretonmaillotdefoot, par exemple), sélectionnez le, et vous verrez sans doute qu’il est le seul de la liste, parmi les milliers de Hashtag postés en une journée.

Le symbole du croisillon introduit donc toujours un processus de création : il est comme une porte que l’utilisateur pousse pour entrer vers un monde illimité de possibles, une zone de vide qui lui laisse la totale paternité des combinaisons de mots et des  « cases »  auxquelles il donne naissance.  Derrière le Hashtag, les mots deviennent donc des concepts, prennent une teneur particulière parce qu’ils sont associés de façon unique . Dans ce sens, non seulement l’utilisateur ne ne se limite pas dans la « quantité » de ses appartenances (il en a autant qu’il en marque, il peut être politique un jour et futile la seconde d’après), mais en plus ces appartenances lui sont personnelles (il les a crées lui-même. ) Signe paradoxal ; à la fois limitant et permissif, universel et exclusif, car ultra-personnalisé, le Hashtag est aussi éphémère (posté à un instant T, selon le flux des idées) et pérenne (il est marqué éternellement sur la toile.)

A priori signe symbolique (une convention du langage informatique), le Hashtag devient a posteriori et sous les doigts des utilisateurs, un signe iconique : il ressemble au monde internet qui l’a vu apparaître ; libre, exempt de frontières, infini.

Mais l’appropriation du Hashtag par les internautes ne s’arrête pas là : grâce et à travers eux, ce petit objet informatique prend la forme d’un élément du langage humain.

De la syntaxe informatique à la syntaxe humaine

Sur le plan formel, le Hashtag est isolé du texte, puisqu’il interrompt le flot d’une phrase : il se glisse entre des mots, il s’impose comme un caillou sur un chemin de terre ; dans leur lecture,  les yeux « dérapent » sur cet élément inconnu de la prose classique. Mais, le Hashtag est aussi intégré au texte, dans la mesure où il contribue à en modifier le sens, à des degrés plus ou moins importants. Faites l’exercice : lisez un Tweet, en vous arrêtant avant le fameux signe (dans le cas où celui-ci est apposé à la fin) : la phrase sera sans doute incomplète ; vous la jugerez certainement obscure, futile ou insipide. Maintenant, lisez la fin : immédiatement, les manques (ou du moins une partie des manques) sont comblés.

Au premier niveau, le Hashtag peut intervenir en tant qu’élément informatif : ainsi si l’on a tweeté «  En route pour le nord », on détaillera le voyage en « hashtagant » #Carnavaldedunkerque. Sous ce prisme, le Hashtag s’inscrit dans la continuité de la première proposition (« en route pour le nord ») ; comme elle, il a un sens dénotatif, c’est à dire littéral.

Mais l’utilisation du Hashtag devient plus savoureuse lorsqu’il se transforme en  véritable outil de langage pour créer différents niveaux dans la phrase, pour connoter un sens qui n’existerait pas sans lui. Ainsi, jugez d’un tweet qui affirmerait dans la première partie de la phrase « Les hommes politiques aussi sont honnêtes » : syntaxiquement parfaite, elle a un sens en elle-même. Mais jugez aussi du Hashtag qui suit : « #ironie ». Ce petit objet, ce minuscule mot, bouscule intégralement le sens de la première proposition : il met à jour son sens caché ; son sens connotatif : aucun « homme politique n’est honnête ».  La première partie de la phrase constitue alors le message (ce qui est dit), tandis que le Hashtag constitue le ton sur lequel le message est prononcé (ce qui est sous-entendu).

Dans cette mesure, le Hashtag ouvre un espace de langage parallèle à la phrase, une autre réalité à explorer et à affirmer. Motif langagier, il sert l’ironie, l’humour, il incarne le trait d’esprit ; comme une figure de style : on met l’emphase, on détourne le sens, on s’amuse des mots, on crée des niveaux de signification.

Cette utilisation du Hashtag tend à devenir principale, au détriment de sa première fonction (rassembler les métadonnées).

Dans cette mesure, il peut être considéré comme un objet cognitif à part entière.

Un objet cognitif

Un objet cognitif est un schéma de pensée ; un élément qui structure la perception et la façon de conceptualiser des idées.

Le Hashtag constitue un objet cognitif dans la mesure où il structure une pensée double : dire une chose, puis basculer sur un autre niveau de signification dans une seconde partie de la phrase. On pourrait bien entendu imaginer « tweeter » sur ce mode sans avoir recours au Hashtag. Mais dans la mesure où le symbole Hashtag transforme automatiquement le mot qui le suit en concept (comme nous l’avons vu), il en décuple également la valeur et l’importance. C’est dans cette partie de la phrase que se concentre tout le sens, toute la puissance créatrice des mots.

D’ailleurs, il est intéressant d’observer dans quelles publicités le Hashtag s’introduit : Nike, Adidas, Audi… des marques qui possèdent dans leur identité les notions de performance, de puissance, de dépassement. Chez elles, le Hashtag permet de monter le sens en intensité, petit à petit… phrase après phrase. La dernière proposition, marquée du croisillon,  constitue l’apogée de l’exhortation, sensée remuer les foules, faire frissonner les bras. Le Hashtag est introduit pour donner à la phrase autant de force qu’une citation d’Einstein.

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Le Hashtag, nouveau moyen pour les marques d’entrer dans l’histoire ? L’avenir nous le dira. En attendant, nous pouvons aisément comprendre l’échec catastrophique de l’introduction du hashtag sur Facebook : par définition, c’est à l’internaute qu’il appartient, non pas à internet…